Agrégée et enseignante à l’étranger, le témoignage d’Amélie

Amélie a suivi un parcours scientifique. Après un bac C (le dernier de l’histoire), elle a intégré des classes préparatoires scientifiques d’un lycée parisien, puis une école d’ingénieur en informatique dont l’enseignement comportait un tiers de mathématiques… Elle a travaillé brièvement en tant qu’ingénieur en région parisienne, puis a découvert l’enseignement à la faveur d’une expatriation en Afrique. À son retour, elle a passé les concours de l’enseignement et s’est lancée dans ce beau métier. Elle est actuellement en poste au lycée français de Washington aux Etats-Unis où elle a une mission de conseil pédagogique (EEMCP2).

Comment es-tu parvenue à devenir EEMCP2 ?

J’ai candidaté à l’AEFE via le site de l’Agence. J’avais vécu et travaillé à deux reprises à l’étranger, et j’avais envie de revivre cette expérience humaine. Je souhaitais également diversifier mon parcours professionnel, probablement revivre des moments forts en classe avec des élèves de lycée français à l’étranger. Car c’était dans un tel cadre que j’avais découvert l’enseignement presque 20 ans avant…

En quoi consiste cette mission au quotidien ?

Je suis EEMCP2 établissement, ce qui est rare au sein du réseau. J’ai donc un service complet avec en charge une classe de quatrième et des classes de terminales spécialité et expertes. Je suis également amenée à effectuer différentes missions au sein de mon établissement tel que l’accompagnement de nouveaux personnels, de la formation disciplinaire ou interdisciplinaire, etc. Mais contrairement à mes autres collègues, je n’interviens dans aucun autre établissement que le mien.

La mission consiste à guider les personnels qui entrent dans le métier, cela peut être accompagner de nouveaux professeurs ou des professionnels en reconversion. Cette année, je travaille en particulier avec une collègue qui a enseigné dans le système américain. Je décrypte avec elle les programmes, nous discutons des contenus, de la manière dont nous travaillons en mode hybride, etc… Le fait que cette collègue soit issue du système américain est intéressant et enrichissant pour moi aussi !

Durant l’année, diverses réunions sont planifiées entre les EEMCP2 d’une même zone, d’un même continent, et même du monde. Ces temps sont également complétés par des rencontres ou des échanges informels qui nous permettent de travailler et réfléchir en équipe d’EEMCP2 disciplinaires ou transdisciplinaires sur différents sujets à traiter durant l’année. L’AEFE est un réseau mondial, on en voit ici une de ses facettes.

En quoi change-t-elle ta vision du métier enseignant et quelles sont tes perspectives professionnelles ?

Enseigner à l’étranger est une immersion dans un nouveau contexte. Les repères professionnels, humains, ne sont plus les mêmes qu’en France. Il est très intéressant d’identifier ces différences et de chercher à s’y adapter. Ma mission en elle-même a une base d’enseignement classique mais offre une ouverture et une diversité très intéressantes via les missions qui me sont confiées. Je ne dirais pas que ma mission change ma vision du métier mais qu’elle l’élargit. Je pense prolonger cette aventure à l’étranger, en ce qui concerne mes perspectives professionnelles.

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