Pour une mobilité professionnelle choisie…

État des lieux

L’indemnité de départ volontaire (Idv)

Le décret n°2008-368 du 17 avril 2008 a institué une indemnité de départ volontaire au bénéfice des fonctionnaires et agents non titulaires de droit public. En 2013, 248 enseignants des 1er et 2nd degrés ont bénéficié de l’Idv pour un montant moyen de 34 695 €.

Les passerelles entre l’enseignement du 1er degré et l’enseignement du 2nd degré se sont sensiblement développées ces dernières années. Ainsi en 2013, 250 professeurs des écoles ont été détachés dans l’un des corps enseignants du second degré et 40 enseignants du second degré ont accédé, par cette voie, au corps des professeurs des écoles.

Les conseillers mobilité carrière

Des conseillers mobilité carrière, après avoir été formés, ont été mis en place en 2009 dans les rectorats pour accompagner les personnels dans la définition et la réalisation de leur projet professionnel. 9700 collègues, désireux de se réorienter professionnellement, ont été reçus, parfois plusieurs fois, en 2013. Lors de la conduite des entretiens professionnels, les conseillers mobilité carrière repèrent les motivations et les compétences des intéressés, informent sur les métiers des trois fonctions publiques, constituent des viviers de personnels par référence à des types de métiers offerts par les recruteurs potentiels, proposent des plans d’action selon la situation de chaque enseignant et aident à la conception de dossiers de candidature.

Un nouveau parcours de formation est actuellement proposé aux intéressés par l’Ésen

(École supérieure de l’Éducation nationale). Il vise à travailler sur des thématiques communes tout en recherchant une individualisation de la formation et une mutualisation des ressources documentaires.

Le réseau des conseillers mobilité carrière (85 personnels) est animé par la mission de conseil en mobilité et parcours professionnels de la Dgrh qui diffuse aux enseignants les renseignements utiles au moyen d’un portail mobilité ouvert sur le site du ministère.

 

Les possibilités, vos droits

Congé de formation professionnelle

La durée maximale est de 36 mois. Les 12 premiers sont rémunérés à 85%. Il peut être fractionné.

Conseiller mobilité carrière

Chaque rectorat a mis en place une cellule pour étudier, avec vous, les possibilités d’une mobilité professionnelle. Pour en savoir plus, contactez votre section SE-Unsa et allez sur le site www.education.gouv

Détachement

Vous exercez dans une autre administration ou un organisme, qui vous rémunère.

Disponibilité pour études ou recherches

Vous pouvez en bénéficier sous conditions (maximum 3 ans, renouvelable 1 fois) mais ce n’est pas rémunéré.

Disponibilité pour monter ou reprendre une entreprise

Vous pouvez bénéficier de 2 ans pour vous lancer dans cette «aventure».

Droit individuel à la formation (Dif)

Vous pouvez bénéficier d’un crédit annuel de 20h de formation professionnelle. Il est utilisé à l’initiative du fonctionnaire en accord avec son administration. Se reporter aux circulaires départementales et académiques.

Mise à disposition

Tout en restant dans votre corps d’origine, vous pouvez travailler au sein d’une administration différente.
Vous continuez à percevoir la rémunération correspondant à votre ancien emploi.

Reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle (Raep)

Ce dossier remplace l’épreuve d’admissibilité dans de très nombreux concours internes de la Fonction publique.

Validation des acquis de l’expérience (Vae)

Ce dispositif permet l’obtention de tout ou partie d’une certification (diplôme, certificat,…) sur la base d’une expérience professionnelle. Plus d’infos sur www.vae.gouv.fr

…Et le changement de poste, d’académie, de dépar­te­ment… tout en restant enseignant ou Cpe.

 

Door opened in grass to the skyPour une mobilité professionnelle choisie

L’âge d’entrée tardif dans la profession, les conditions d’exercice du métier, l’allongement de la durée de la carrière font de l’aménagement de cette dernière un objectif syndical encore plus fort. Pour cette raison, le SE-Unsa et plus largement l’Unsa en ont fait un axe essentiel de revendications.

La mobilité ne doit pas être conçue comme un moyen d’adaptation au service d’un État reconfiguré. La mobilité professionnelle doit être choisie et conçue, non seulement comme un facteur d’enrichissement profitant au Service public, mais aussi comme une possibilité d’évolution des personnels. Elle doit être prise en compte dans l’offre de formation continue.

Plus de possibilités

Avec sa fédération l’Unsa-Éducation, le SE-Unsa demande des possibilités accrues et réelles de mobilité choisie entre les corps et cadres d’emploi, dans un cadre interministériel comme entre les fonctions publi­ques, qui permettront d’enrichir ou d’adapter le parcours professionnel des agents en leur donnant la possibilité d’exercer sur des postes variés et évolutifs au cours de leur carrière.

Formation continue

Le SE-Unsa revendique que chaque enseignant participe obligatoirement au moins à une semaine de stage en moyenne par an, tout au long de sa carrière quelle que soit sa fonction. Pour cela, des moyens de remplacement suffisants sont nécessaires.

Le syndicat revendique que chaque enseignant qui le désire puisse bénéficier d’une année complète de formation qualifiante au cours de sa carrière. Elle donnera alors droit à certification des acquis professionnels.

Des moyens d’accompagnement

Pour accompagner les personnels dans leurs projets, il est indispensable que l’Éducation nationale se donne les moyens d’informer et aider sur les différents dispositifs existants (Dif, concours, détache­ment, mise à disposition…).

Mutations

Se rapprocher de sa famille est devenu un parcours du combattant inac­ceptable.

Le SE-Unsa continuera à agir pour que l’intérêt du service et celui des personnels puissent être pris en compte conjointement avec une exigence de transparence et d’équité garanties par le contrôle des élus des personnels.

Le SE-Unsa revendique que le barème de muta­tion comprenne, aux plans national et local, une partie com­mune avec l’ancienneté de service et de poste, la situation individuelle de l’agent, la situation fami­liale et que les autres critères soient définis en concertation avec les élus du personnel.

 

 

 

 

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