3 questions à Valérie, AESH

Je suis AESH en CDI depuis 2007, et depuis 2 ans en ULIS École. J’accompagne plusieurs élèves qui utilisent le numérique au quotidien : 
– Un enfant trisomique qui utilise quotidiennement le logiciel JOCATOP en numération, reconstitution d’image, algorithme
– et une enfant dyslexique/dysorthographique qui utilise le traitement de texte pour tout ce qui concerne la production d’écrits.

1- Quels sont les avantages de l’utilisation du numérique dans l’exercice de ton métier ?

C’est le côté « ludique » de l’outil, le travail de motricité avec la souris et l’autonomie par rapport à l’adulte (nécessaire auprès de lui pour le support papier). L’utilisation permet à mon élève dyslexique de produire un texte plus facilement : plus spontané, plus riche en vocabulaire lorsqu’elle n’a pas la double-consigne (produire un récit sans faire de faute). Elle utilise le correcteur d’orthographe, elle sait couper son texte, et ainsi elle sait se relire. Lorsque le correcteur lui offre plusieurs choix pour la correction, elle est capable de se poser les bonnes questions pour trouver la réponse juste.

2- Quels en sont les limites ?

L’an prochain, l’une de mes élèves partira au collège. La MDPH va-t-elle lui accorder un PC ? (inconvénient d’ordre financier je le concède)

3- Et toi te sers-tu du numérique ?

Pour ma part, l’ordinateur me permet de grossir des caractères, aérer des textes,… pour les TDAH.

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