Du 1er au 2nd degré, le témoignage de Marion

Titulaire d’une licence de mathématiques, obtenue en 1998, j’ai préparé le concours de Professeur des Ecoles par le CNED puis en PE1. À l’issue de l’année de stage (PE2), j’ai été titularisée en 2000.

Après plusieurs années passées en école élémentaire, j’ai souhaité me tourner vers l’enseignement secondaire dans ma discipline d’étude initiale, les mathématiques. La préparation du concours interne était à ce moment là difficilement compatible avec ma vie professionnelle et personnelle.

Une demande de détachement m’est apparue comme une alternative intéressante, puisque je pouvais conserver temporairement mon poste dans le premier degré.  En effet dans le cas où ce nouveau métier ne me plaisait pas, je pouvais redevenir professeur du premier degré.

Une première tentative en 2013 n’a pas aboutie. En revanche ma  seconde demande a été validée l’année suivante (juin 2014) après avoir transmis à l’inspection de circonscription mon dossier de candidature comprenant :

  • un dossier administratif à compléter au printemps
  • une lettre de motivation
  • un CV

Pour ma part, je n’ai pas passé d’entretien préalable, mais certains collègues ont rencontré l’IPR.

Il m’a été demandé d’adresser à la DPE une liste de vœux géographiques, sans liste préalable de leur part. L’incertitude, quant à l’attente du lieu d’affectation (la Dordogne est le 3ème  département le plus étendu de France !) et surtout quant aux niveaux d’enseignement confiés (et donc l’impossibilité de préparer mes cours à l’avance) fut pour le moins désagréable. C’est à la fin du mois d’août que m’a été communiqué mon affectation au Collège Bertrand de Born à Périgueux.

Mon statut est assimilé à celui de stagiaire ; à ce titre j’enseigne 12 heures par semaine  à deux classes de 4ème  et une classe de 3ème (même si habituellement les stagiaires n’ont pas la charge de classe à examen).  Ravie de mon affectation je pense pouvoir dire aujourd’hui que mon intégration au collège s’est faite sans difficulté.

Ma formation prévoit par ailleurs deux jours hebdomadaires d’enseignement à Bordeaux. L’aspect logistique est de ce point de vue plus contraignant car les déplacements induisent une charge physique et financière lourde, et à ce jour (3 mois après la rentrée) l’Education Nationale n’a procédé à aucun défraiement ni même communiqué clairement sur le montant prévu pour ceux-ci.

 

Marion Cavillac
PE en détachement dans le 2nd degré
depuis la rentrée de septembre 2014

 

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