Guyane : témoignages

«Je garde un excellent souvenir du fleuve à Maripasoula, les élèves sont agréables et la vie est très calme.»

Smith NOZAR, PE

 

«Le métissage culturel de mes élèves m’a permis de réajuster mes pratiques professionnelles et de les enrichir.»

Jocelyne DEFORT-VALERE, enseignante en Segpa

 

«La majorité de mes élèves sont allophones. J’ai donc suivi une formation en FLE pour être plus efficace.»

Ingrid MENCE, PLC stagiaire

 

«J’ai été affecté sur le fleuve à Grand-Santi et ne voulais pas aller aussi loin. Souvent confronté à des coupures d’eau, d’électricité et de télécommunications, je retiens le bon côté des choses, mon travail contribue au succès des élèves du fleuve.»

Ludovic MONCY, contractuel  2nd degré

Crédit photo : Jo Be

 

 

Un combat de tous les instants, combler le déficit d’enseignants

Nous luttons pour une université de qualité en Guyane qui permettra, avec l’Espé, de former sur place nos futurs enseignants.

Nous militons auprès des collectivités locales et des responsables politiques pour un accompagnement de ces étudiants dès le Bac afin d’augmenter le taux de réussite en master et ainsi avoir plus de candidats potentiels aux concours (CRPE, CAPES).

Nous avons refusé la délocalisation du CRPE proposée par le Recteur car elle n’aurait pas réglé la question du turn-over des enseignants.

Nous continuons à  réclamer l’amélioration du taux de satisfaction des permutations informatisées afin de garantir une compensation des départs. L’attractivité de notre académie est en question, l’un des leviers en est l’IGS (prime).

En attendant, nous incitons nos contractuels (20% des enseignants) à accéder à la titularisation.

 Didier Dorlipo, Secrétaire départemental du SE-Unsa

Crédit photo : Yannick TURBE

Guyane : terre d’accueil et d’innovation !

Le public scolaire en Guyane est essentiellement regroupé dans les communes du littoral (Cayenne, Kourou, Matoury) et au bord des grands fleuves, le Maroni à l’ouest (Saint-Laurent, Maripasoula, Grand-Santi) et l’Oyapock à l’est. Ces communes sont très éloignées les unes des autres. Ainsi, certains élèves sont  transportés vers leurs écoles en pirogue, ce qui n’est pas sans originalité !

 

Autre particularité, le français, le créole, le brésilien, l’espagnol, le bushinenge (langue du fleuve), le chinois, et le surinamais se pratiquent dans les cours de récréation. Notre population scolaire est multi-ethnique, multi-culturelle et multi-langues.

 

Notre démographie galopante (taux de natalité élevé, immigration), entraîne des besoins en construction scolaire et en personnels toujours croissants.

 

La maîtrise de la langue est la « priorité des priorités ». Des réponses innovantes ont été apportées et complètent les dispositifs nationaux (maîtres surnuméraires) :

–        intervenants en langue maternelle (ILM) dans les classes primaires ;

–        classes bilingues (français/créole) du primaire au collège ;

–        classes de proximité dans les sites isolés ou difficile d’accès ;

–        maîtres itinérants ;

–        multiplication des formations FLE  et FLS au PAF académique.

 

Pour tous renseignements complémentaires se rendre sur www.ac-guyane.fr ou contactez votre section locale.